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Les différentes techniques

 

La pêche à la Mouche est une pratique de pêche qui allie esthétique et efficacité dont la littérature halieutique s’est fait un large écho.

Cette pratique nécessite d’une part une bonne connaissance des rivières et d’autre part une fine observation des habitudes alimentaires du poisson,

Tout l’art de la mouche consiste à proposer aux poissons des imitations plus ou moins fidèles d’insecte, en  fonction des saisons, du temps et de l’heure;

.Les mouches artificielles étant très légères, un matériel spécifique et approprié est nécessaire pour les propulser.

 

Photo B. Joncour: Pèche mouche sur l' Odet à Kerlic

 

La Mouche Sèche

 

La mouche sèche consiste à utiliser des mouches artificielles flottant à la surface de l’eau.Il s’agit de leurres composés de plume, de poil et de matériau synthétique imitant un insecte dérivant sur l’eau. L’intérêt spécifique de la mouche sèche réside dans le fait que l’on voit en permanence flotter sa mouche et donc que l’on assiste de visu à la touche.

La pêche à la mouche nécessite un matériel spécial aujourd’hui accessible à tous, la canne mesure en général entre 7 pieds et 10 pieds c'est-à-dire entre 230 mètres et 3,30 mètres, en fonction de la taille de la rivière et de l’encombrement de celle- ci:; fabriquée au départ en bambou refendu, elle est aujourd’hui réalisée en matériaux composite synthétiques (carbone, kevlar etc.).

 

Photo B.Joncour: truite et renoncules

 

Les  moulinets manuels ou semi-automatiques sont fabriqués dans un matériau composite très léger, ils doivent correspondre à la canne pour former un ensemble parfaitement équilibré; le moulinet est simple car il a pour seul but d’enrouler la soie qui permet de lancer la mouche.

La soie au départ naturelle est aujourd’hui le plus fréquemment synthétique .Elle est auto- flottante et sa taille dépend à la fois du type de canne et du type de cours d’eau à prospecter.Plus le numéro de la soie est petit, plus la soie est fine et légere et permet des posés délicats

A la soie est fixé le bas de ligne en nylon, les modèles habituellement vendus dans le commerce sont dits "queue de rat".et se terminent par une pointe de 14 à 10/100 mm ;les bas de ligne conçus par les pêcheurs sont réalisés en aboutant des nylons de 45/100 à 12 voire10/100 mm.

L’action de pêche.

Deux méthodes principales sont utilisées, la première consiste à repérer  les gobages pour ensuite attaquer le poisson qui mouche; la pêche est alors très efficace puisqu’on est sûr d’opérer sur des poissons à poste, la seconde consiste à pêcher l’eau en proposant la mouche sur tous les postes présumés, il  convient alors de prospecter les bordures avec un soin tout particulier pour les dessous de voûtes de branchages; quelque soit le cas une approche très discrète est indispensable.

 

Photo B.Joncour : Truite à la mouche sèche

 

La Mouche Noyée

 

Comme son nom l’indique elle  consiste à faire évoluer une ou plusieurs mouches sous la surface de l’eau, même si elle reste efficace tout l’année la pêche à la mouche noyée est la plus recommandée en début de saison quand les eaux sont fortes et colorées; .à la différence de la mouche sèche c’est une technique à l’aveugle qui de fait réclame un sens tactile affûté.La pêche à la mouche noyée demande de la méthode et du rythme, la prospection se fait classiquement vers l’aval avec un lancer plein travers ou trois quarts aval; l’important consiste à faire un lancer très tendu pour éviter les emmelages et permettre une bonne dérive du train de mouches, la touche peut intervenir à tout moment de la dérive, elle est souvent brutale et il faut y répondre par un ferrage pas trop appuyé pour éviter le risque de casse.

Le matériel pour ce type de pêche doit être légèrement plus puissant que pour la sèche, si le moulinet peut tout à fait rester le même en revanche la canne mesure de 9 à 10 pieds et a besoin d’une action de pointe pour autoriser des lancers corrects avec des imitations parfois lourdes et permettre des ferrages efficaces.Il est nécessaire d’utiliser une soie auto flottante(N°4 à 6 ) car seul le bas de ligne long de 3 à 5 mètres doit s’enfoncer dans l’eau.  Les mouches noyées sont censées imiter des larves dans les courants, en général un train de mouches comporte 3 mouches avec deux mouches de taille assez importante, la mouche de pointe et la mouche de milieu et en haut une mouche plus légère pêchant entre deux eaux dite la mouche sauteuse.

 

Photo  Fédé 29  Le Jet truite de mars

 

La Nymphe

Il y a deux techniques:  la nymphe profonde et la nymphe à vue.

La Nymphe Profonde.

Elle rappelle la mouche noyée en pêchant en profondeur le plus fréquemment au ras du fond, la nymphe est censée imiter la larve d’insecte vivant sur le fond ou prés du fond des rivières ou ruisseaux;  tout le monde sait que la truite et la plupart des salmonidés se nourrissent essentiellement d’insectes à leur stade aquatique plus que dans leur forme aérienne qui est souvent éphémère.Cette pêche très fine nécessite du doigté et un sens tactile important.

Le matériel utilisé est le même que pour la pêche en noyée.

 

Photo B. Joncour  sur l'Odet  en juin

 

La Nymphe à Vue.

Cette technique possède l’aspect visuel de la mouche sèche, mais se déroule sous l’eau et a pour objectif de pêcher un poisson repéré en train de se nourrir; c’est donc une pêche qui exige une discrétion toute particulière pour présenter l’imitation de larve au poisson dans de bonnes conditions sans que celui-ci ne repère le pêcheur, elle exige beaucoup d’habitude avec une forte acuité visuelle, une excellente technique d’approche et des lancers très précis, bien évidemment cette pêche ne peut se pratiquer que si les eaux sont limpides.

Le matériel utilisé et le même que pour la mouche sèche avec une pointe de bas de ligne très très fine de 8 à 10/100mm.

Les nymphes émergentes ou d’entre deux eaux visant les poissons qui s’alimentent près de la surface sont souvent de couleur neutre beige ou roux, les nymphes de fond sont fortement lestées souvent avec des têtes en tungstène et un corps foncé noir gris ou vert

 

 

Photo B. Joncour: Pèche mouche sur le Steïr

 

Toutes ces techniques nécessitent un apprentissage, sur les 3 rivières de Quimper, il existe depuis exactement 25 ans, une association de passionnés  qui  a formé et forme les pécheurs, en particulier les jeunes, c’est le Club Mouche de l’Odet, il leur apprendra  aussi les valeurs qui en feront des pécheurs responsables, respectueux des poissons et de leur environnement.

 

 

http://www.club-mouche-odet.com/cmo.html

 

B.Joncour "heureux comme un pécheur à la mouche en Bretagne"

 

Les pécheurs à la mouche ont en commun certaines valeurs quelque soit leurs pays, une association  de Bretagne les portent partout où il est nécessaire de faire évoluer les mentalités, les réglementations, le regard  des élus et des médias sur la pèche de loisir, c’et l’Association Bretonne de Pèche à la Mouche

 

L’ABPM est aussi une association conviviale  qui fait partager à tous les savoirs et les expériences de ses membres au travers d’un bulletin biannuel et de deux  lettres intermédiaires. L’ABPM vient de publier un livre fruit du travail collectif de plus de 70 pêcheurs proches de leurs rivières, il couvre l’ensemble des rivières de l’Armorique, de la baie du Mont Saint Michel au Golfe du Morbihan, un livre riche d’information mais aussi un très beau livre.

 

http://www.abpm-asso.fr/

 

 

 

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